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Travaux pratiques: Rempotage Nepenthes sanguinea
Transmis par baloovince le 05 December 2008 à 01:41:09 CET
Nepenthes

        
Aujourd'hui notre TP présentera une des façons de rempoter votre nepenthes préféré, ici n. sanguinea. Pour se faire un minimum de matériel est requis : un peu de pouzzolane afin de lester le pot est d'assurer un bon drainage, de la fibre de coco et de la perlite pour alléger le substrat et éviter la stagnation de l'eau. Et pour finir un peu de tourbe blonde de sphaigne.

        

Bien entendu, un contenant est à prévoir. J'ai opté pour un pot avec suspension de bonne dimension.

    


Bien humidifier la tourbe avec de l'eau de pluie, puis intégrer successivement les différents ingrédients. Bien mélanger le tout, de manière à opbtenir un mélange homogène.

   
On termine avec la perlite qui est l'élèment le plus léger.
Voilà c'est prêt !!!

     


J'en profite pour éliminer toutes les urnes sèches de mon nep. Ci dessous coupe longitudinale des pièges. Et détail de la paroi.

   


Cette urne n'est plus de toute première jeunesse, mais cela dit elle tient encore la pose !


                                   
                                                                                                Tagada tagada voilà les Dalton, tagada tagada... 


Un fois le mélange prêt, je rempli mon pot jusqu'à la moitié et je creuse un petit trou afin que la motte de mon nepenthes tienne bien droite.


Maintenant c'est la partie la plus délicate : arriver à sortir le nep de son ancien pot sans trop de casse. Mais heureusement j'ai mon arme secrète : la technique des baguettes chinoises ! Ici les baguettes sont constituées par 2 petites lates en bois.


     

Et hop !!! En un tour de main la manoeuvre est effectuée.
L'ancien substrat n'est pas retiré puisque le fragile réseau racinaire pourrait être endomagé durant l'opération.
La techique semble efficace puisqu'il ne reste plus qu'un petit reliquat au fond du pot.
                                                 


Voilà, mon Nepenthes sanguinea a fait pot neuf !!!

   


J'ai utilisé des volumes à peu près équivalent de perlite et de fibres de coco, ainsi que de tourbe.
Au final un petit reste de substrat qui sera utilisé pour des rempotages ultérieurs.

Texte et photos: Vincent  Erard (Baloovince), toute reproduction interdite sans l'accord de l'auteur



(Suite... | Travaux pratiques | Score: 5)
7602 lecture(s)
Nepenthes sanguinea
Transmis par baloovince le 31 October 2008 à 23:20:32 CET
Nepenthes

A présent et afin de satisfaire les plus exigeants d’entre vous, je vais ici m’attacher à donner quelques indications sur Nepenthes sanguinea. Vous pourrez toujours vous appuyer sur cette fiche de présentation afin de vous guider dans la culture de votre N. sanguinea « Black Beauty »
 

CARTE D’IDENTITE

                      Famille : NEPENTHACEAE.
                      Genre :
Nepenthes.
                      Espèce :
sanguinea.
                      Sexe :
dioïque (mâle ou femelle).
                      Lieu de naissance :
Asie du Sud Est, péninsule de Malaisie.
                      Milieu :
terrestre, parfois épiphyte.
                      N
ature du sol : léger, aéré, humide acide et sablonneux. 


Le nom sanguinea dérive du latin sanguineus, qui signifie rouge sang et fait écho à la couleur rouge sombre des urnes de la plante. 
 
A noter que cette espèce présente un fort polymorphisme suivant les variétés considérées. Les ascidies varient en taille (de 10 à 30 cm) et en coloration. 

En effet, on peut trouver des formes noires, violettes, ou de couleurs intermédiaires. Mais il existe également des formes se parant d’une gamme de couleurs allant du vert jaune au rouge orangé, voir marron sombre (forme « noire »). 
L’intérieure des urnes est généralement mouchetée avec les couleurs mentionnées plus haut. Précisons encore qu’il existe une différence morphologique très marquée entre les urnes supérieures et inférieures.

 N. sanguinea bien que très répandu en Malaisie, peut se retrouver à Singapoure, Sumatra, Bornéo, et en Nouvelle-Guinée. 

 
Il entre dans la catégorie des « highland » ou nepenthes de montagne puisqu’il croît en général à des altitudes comprises entre 900 et 1800 mètres. Il habite fréquemment en zone pentue, accroché à flanc de montagne au milieu d’une végétation assez ouverte.

Néanmoins, cette espèce est assez tolérante et des périodes de quelques mois à des températures élevées ou plus basses (de façon  prolongée) ne nuisent pas à son développement. Sa croissance est relativement rapide, et l’étape « je grimpe » (= croissance en liane) est rapidement atteinte.

En somme, ce Nepenthes peut tout à fait ce cultiver derrière une fenêtre jouissant d’une bonne exposition lumineuse. Pour toutes ces raisons, il fait une excellente espèce pour les débutants qui veulent « faire leurs armes » en taquinant du Nep.

 

 

 

 


Cependant, N.sanguinea appréciera une température d’environ 25°C en journée, et des conditions plus fraîches la nuit autour de 15°C.

Il conviendra donc d’obtenir une baisse des températures nocturnes soit en utilisant un terrarium réfrigéré (pour les plus chanceux d’entre nous !), soit en chauffant une serre ou une véranda en hiver (là les parents risquent de voir rouge…). 

Comme bon nombre de ses congénères, il appréciera 10 à 12h d’intense luminosité. Concernant l’hygrométrie, elle devra être élevée, aux alentours de 90 % néanmoins l’espèce tolère des chutes à 70 %.

 

 

 

 

 

Comme beaucoup d’espèce du genre, la plante apprécie un substrat très drainant. Celui-ci pourra se composer de 50% de sphaigne du Chili + des allégeants types fibre de coco, vermiculite, perlite, voire adjonction de pouzzolane en petite quantité.

 Exemple de mélanges pouvant être utilisés :

- 80% de sphagnum, 20% perlite.
- 70% de sphagnum, 10% perlite, 10% vermiculite.
-  à noter que certains cultivent en 100% minéral. 

En somme à vous d’adapter et de tester différentes formules, l’expérimentation est sans doute le meilleur moyen de créer un mélange correspondant le mieux avec vos conditions de culture. 

Signalons également pour les mélanges à base de sphaigne, qu’un surfaçage réalisé à partir de sphaigne vivante peut s’avérer fort utile, notamment pour améliorer l’esthétique globale, augmenter l’hygrométrie au voisinage direct de la plante, et minimiser l’impact de certaines maladies (n’oublions pas les vertus anti-fongiques et anti-bactériennes de la sphaigne !). 

 

 

 

 

 
Les attaques de nuisibles sont rares, et pour cause le feuillage est relativement coriace ! Il semble toutefois, que certaines attaques de pucerons et d’araignées rouges aient été signalées. Cela étant je pense que ces cas restent anecdotiques et laissent apparaître quelques failles dans les conditions de culture mises en pratique par leurs propriétaires….  

La multiplication de ce genre se fait essentiellement par bouturage. Les Nepenthes étant des plantes dioïques (ils ne portent en effet que des fleurs mâles ou femelles), l’obtention de graines est donc difficile si vous ne possédez pas plusieurs spécimens dans votre collection. De façon communément admise, le bouturage pourra s’effectuer dès que la plante s’érigera en liane et produira des rejets à sa base.

 Néanmoins pour les plus vernis, qui ont la chance de célébrer l’union entre deux espèces du genre et ce, sous la haute bienveillance de dame Nature,  des semis pourront être envisagés.  
 
 

Pour cela, disposez les graines à la surface d’un substrat composé de 50% de tourbe et 50% de vermiculite (pour le mélange Cf plus haut, à vous d’élaborer le votre en fonction des résultats observés, une germination dans de la sphaigne pure est possible aussi), le tout placé dans une boîte transparente (les boîtes à bonbon font très bien l’affaire) fermée afin d’obtenir une hygrométrie proche de 100%. Ensuite votre « incubateur », devra être placé près d’une source de lumière (naturelle ou artificielle), à 25°C et ce jusqu’à l’apparition des premières levées…qui peuvent prendre quelques mois à une année complète. Au fur et à mesure de la pousse, entrouvrez le couvercle progressivement, ceci afin de limiter le stress de la plante suite à une variation trop drastique de l’hygrométrie.  
     
Ne vous découragez pas et n’abandonnez pas, même si votre première expérience de germination s’est soldée par un échec. La culture est une activité qui réclame persévérance et patience !

 Certains préconisent un traitement préventif des semences avec un fongicide, ceci afin de limiter le phénomène de « fonte des semis ». A vous de juger.

 Voilà en espérant que cet article vous aura éclairé et convaincu de tenter, vous aussi, votre chance.  

A bientôt. 
 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 Texte et photos: Vincent Erard (Baloovince) toute reproduction interdite sans l'accord de l'auteur

 Biblio

http://www.rarexoticseeds.com
wikipedia
Forum carnivore
Fiche de culture Dionée

 

 

 

 



(Suite... | Score: 5)
6209 lecture(s)
Nepenthes sanguinea Black Beauty
Transmis par baloovince le 13 October 2008 à 21:23:20 CEST
Nepenthes

Afin de vous faire partager mon quotidien avec mon « coup de folie » d’il y a quelques semaines (l’homme est faible que voulez vous !), je vais tenter de vous tenir informé régulièrement de l’évolution de ma nouvelle acquisition, photos à l’appui bien sûre, avec l’intention d’illustrer en « live » la culture de cette espèce assez tolérante.

Pourquoi « coup de folie » me direz vous ?

Vous pensez tout de suite que je me suis ruiné pour assouvir cette irrépressible pulsion d’achat végétal ? Et bien non, détrompez vous, la « bête » ne m’aura coûté qu’une douzaine d’euros avec un pot céramique en prime (bon là je sais, c’est pas le top pour du Nep).

Folie douce, tout simplement parce que je ne dispose pas d’installation type terrarium, pour conserver correctement ce genre remarquable de plantes carnivores. Et alors….halte aux préjugés, je compte bien faire la preuve ici, que la conservation et la culture de Nepenthes et à la portée de tout amateur, sans pour cela être obligé de se saigner à blanc ou d’endurer de longues périodes de privations !!! 

Sous réserve bien évidemment de leur fournir un minimum syndical vital (la lumière dans ce cas, si en plus il y a chaleur et humidité c’est jackpot !).

Après ne me faites pas dire que tout les nepenthes sont faciles, je ne suis pas expert dans ce domaine, mais il existe quand même bon nombre d’espèces assez capricieuses pour que le recours à un minimum de matériel soit justifié !

J’ai même lu un témoignage d’internaute qui cultivait avec succès cet hybride avec une hygrométrie à 60%, remarquable non ?!!!

Me concernant, je jette volontiers mon dévolu sur des espèces tolérantes et facilement adaptable à mes conditions de culture. En gros les différents hybrides proposés en masse dans les différentes jardineries, issus des immenses fermes horticoles hollandaises... Avant le prestige de l’étiquette, c’est déjà et avant tout l’esthétique générale de la plante que je considère !  Mais jugez plutôt :


                   

Concernant mes conditions de conservation, ce n’est pas le pied ! J’habite dans un petit appart, très mal éclairé (RDC), néanmoins la fenêtre de la cuisine me permet d’offrir un minimum de clarté à mes protégées (N. ventrata et Brigahmia insignis pour ne pas les citer). Pendant l’hivers je les garde dans ma cuisine mais l’été venu, je les envoi en exil dans le jardin parental, en compagnie des orchidées que je sors aussi à cette époque !

Mais revenons à l’objet de ma convoitise et de mon pêcher de gourmandise carnivore : un magnifique petit Nepenthes sanguinea « Black Beauty » d’une vingtaine de centimètres de diamètre et affichant 5 belles urnes d’un rouge-brun foncé, mouchetées par endroit de cette même couleur. Ceci est d’autant plus visible à l’intérieur des urnes. Les feuilles d’un vert éclatant, disposées en rosette, contrastent magnifiquement avec la coloration intense des urnes. 

                                          

Les ascidies paraissent disproportionnées par rapport aux feuilles qui les portent. La plus grande mesure 12 cm opercule inclus, et présente 2 petits ailerons sur sa face antérieure, hérissés de « poils ». On notera à mi hauteur de l’urne, un petit renflement, courant sur toute la circonférence de celle-ci. 

                                            

Le péristome rouge sombre est surmonté d’un opercule d’environ 3 cm de diamètre, et possède grossièrement une forme de goutte d’eau, ou de poire à base large et extrémité supérieure effilée. A la face postérieure de l’urne et au point d’intersection de l’opercule/péristome, naît un petit éperon de 5 mm, qui se divise rapidement en deux, mais on peut observer également, au même point d’origine, l’apparition d’une ébauche supplémentaire d’éperon. 

                                

C’est lors d’une de mes innombrables visites de prospection en jardinerie, où je suis tombé sur un arrivage récent de cette plante. Faites régulièrement le tour des points de vente près de chez vous, parfois il arrive que de surprenantes découvertes soient au rendez vous !

La plante porte en outre 4 urnes en cours de flétrissement. Le tout placé dans un pot en céramique blanc, l’ensemble pour une vingtaine d’Euros, mais avec la réduction accordée aux détenteurs de la carte de fidélité, je gagne 6 Euros….dans ces conditions inutile de se priver !!! Ni une, ni deux, voilà la plante dans mon panier….

Quand je pars en repérage, j’ai toujours sur moi (lors de la saison froide), un grand sachet plastique, afin d’emballer la plante avant sa sortie du magasin, ceci afin de lui éviter ou du moins de minimiser le stress dû à un changement brutal de température. Ceci est aussi valable pour tous vos achats de plantes exotiques en mauvaise période (orchidées notamment). 

Bien que la plante porte une affichette Nepenthes sanguinea « Black Beauty », l’étiquette magasin l’identifie comme…..je vous le donne en mille….Nepenthes alata !!!! 

                                           

Arf, les jardineries françaises et la nomenclature carnivore çà fait deux, un fois n’est pas coutume malheureusement….Donc soyez vigilant et n’hésitez pas à faire preuve d’esprit critique !!! 

                                              

Voilà, cet article sera mis à jour régulièrement afin de vous montrer l'évolution de mon nep. En attendant la suite des aventures de notre petit sanguinea, je vous invite à vous reporter à notre article plus généraliste concernant Nepenthes sanguinea.

A bientôt et bonne culture à tous !

Texte et photos: Vincent Erard, toute reproduction interdite sans l'accord de l'auteur







(Suite... | Score: 5)
8834 lecture(s)
Scientifique: Structure cellulaire des urnes de nepenthes
Transmis par jessclub le 15 October 2005 à 00:00:00 CEST
Nepenthes

INTRODUCTION :

    Les plantes carnivores forment une classe à part parmi les Angiospermes, elles se situent à la frontière de l'autotrophie végétale. Elles se sont adaptées à des milieux pauvres en nutriments en développant des organes spécialisés dans l'entomophagie qui leur permettent  de pallier aux carences nutritives, notamment azotées. Ces organes sont le siège de flux complexes impliqués autant dans l'attraction des insectes que dans leur digestion et enfin dans la distribution des nutriments au reste de la plante. Quels sont ces flux ? Impliquent-ils des populations cellulaires particulières ?


Plan de l'étude


I.    Appât et capture : orientation d'un flux de proies


A/Description du piège chez Nepenthes
B/structure à l'origine de la sécrétion : observation de complexes glandulaires
C/Analyse chimique de la sécrétion operculaire
D/Capture

II.    Digestion en milieu externe : amorce d'un flux de nutriments

A/sécrétion d'un suc digestif efficace
B/structure à l'origine du suc enzymatique digestif : observation de complexes glandulaires
C/Mise en évidence d'une activité enzymatique dans le liquide de l'urne de Nepenthes

III.    Nutrition : flux de nutriments dans la plante

A/absorption des produits de digestion au niveau des glandes
B/transport des nutriments dans toute la plante

Conclusion

Bibliographie




I. Appât et capture:


A/ Description du piège

    Pour la capture d'insectes la plante est pourvue de différents atouts : des couleurs vives, un nectar sucré contenant des drogues et un piège dont la surface ne présente aucune aspérité susceptible d'aider l'insecte dans sa fuite.

Zone d'attraction

Sous l'opercule se trouvent de nombreuses glandes dont la sécrétion est retenue au niveau des rebords dentés du péristome. Celui-ci absorbe les U.V. et donc joue un rôle important dans l'attraction à distance des insectes.


Zone de conduction

Lorsqu'un insecte s'introduit dans l'urne afin d'accéder au nectar, il est piégé par la courbure du péristome et chute au fond de l'urne, qui contient un liquide. Il est alors enduit d'une fine pellicule de liquide qui empêche son adhésion à la zone cireuse et donc sa sortie de l'urne.


Zone digestive

D'épuisement, il meurt et coule au fond du liquide secrété par les nombreuses glandes digestives ( 1200 par cm2 ) du tiers inférieur de l'urne.


        L'observation directe du piège permet donc de mettre en évidence la sécrétion d'une substance visqueuse, sirupeuse sous l'opercule au niveau de petites ornementations circulaires plus foncées que le reste de la surface de l'opercule. Cette substance peut être du nectar ou bien du mucilage comme on peut en trouver sur les feuilles de Drosera servant à la capture ou alors peut avoir une fonction de protection.


B/ structure à l'origine du nectar : observation de complexes glandulaires (*50)


épiderme de revêtement
localement absent au niveau d'une ...




glande nectarifère,
qui est à proximité immédiate d'un ...


faisceau cribro-vasculaire vue en coupe longitudinale apportant les sucres des réserves foliaires

L'approvisionnement en sucre se fait à partir des abondantes réserves amylacées de la feuille via les tubes phloémiens.

®Ci-contre, coupe transversale de feuille colorée au lugol. (*50)


C/ Analyse chimique de la sécrétion operculaire


1er test : test des sucres réducteurs à la liqueur de Fehling ;  pour réaliser ce test on récupère un peu de nectar à l'aide d'un petit morceau de gaze que l'on met en présence de la liqueur de Fehling dans un tube à essai, on obtient après chauffage un beau précipité rouge brique. Le test est donc positif.
Cette substance est un nectar ; contient-il, comme chez Sarracenia, des drogues paralysant les insectes ?

2ème test : un alcaloïde nommé coniine est présent dans le nectar de Sarracenia. Quelques nanogrammes suffisent à paralyser une fourmi et seule la forme S de la molécule est active.  Vérifions la présence de telles substances chez Nepenthes. Pour ceci, nous avons usé du test des amines II, par la réaction de diazotation

H3O+, Cl-
        R-NH-R' + (Na+,NO2-)     - donne-         R,R'-N-N=O + (Na+,Cl-,...)
À 0°C

    Le dérivé diazoïque constitue une phase liquide non miscible avec le reste des réactifs ou une phase solide (un précipité).
Nous avons effectué ce test sur le nectar et il s'est avéré positif; le tube à essai de gauche présente un ménisque plus large que le témoin de droite, correspondant à la présence d'une phase supplémentaire de faible densité.

 
 l'alcaloïde nommé coniine


             
    


D/capture :

    L'insecte, drogué par les substances du nectar tombe dans l'urne et n'arrive pas à remonter sur la paroi lisse. De plus, chez quelques espèces de Nepenthes, des poils dirigés vers le bas sont présents sous l'opercule, gênant également la remontée de l'insecte.

Conclusion : un premier flux sortant a été mis en évidence. Les cellules glandulaires sous operculaires et pariétales du péristome sécrètent du nectar qui attire les insectes et les drogue, leur capture s'en trouve ainsi facilitée.


II. Digestion en milieu externe


A/sécrétion d'un suc digestif efficace


    Lorsqu'on met un morceau de viande dans une urne fraîche de Nepenthes, celui-ci est dégradé en moins d'une semaine : l'urne étant jeune, elle contient encore peu de bactéries, donc la dégradation est due à la nature du liquide de l'urne. Il contient donc sans doute de nombreux enzymes, notamment protéolytiques.
Notons que ce suc digestif est soumis à des contraintes, les enzymes  ayant des activités dépendant de la température, et celle-ci varie au cours de la journée en milieu naturel. Par ailleurs, la digestion se fait en milieu externe et les enzymes risquent d'être oxydés. L'activité enzymatique doit donc être adaptée.

B/ structure à l'origine du suc enzymatique digestif : observation de complexes glandulaires


du parenchyme polyédrique volumineux de remplissage autour d'une ...



glande digestive pluricellulaire surmontée d'une ...

assise épidermique de revêtement

®détail du bord de l'urne (*120)


parenchyme polyédrique

faisceau cribro-vasculaire en coupe longitudinale, à proximité immédiate du

complexe glandulaire


épiderme de revêtement

®coupe transversale de la paroi de l'urne (*50)


Les glandes digestives sont composées de trois types cellulaires au-dessus d'une dépression  de cellules en continuité avec l'épiderme. La couche la plus externe contient 40 à 60 petites cellules en colonnes suivies immédiatement de 16 cellules rectangulaires au cytoplasme dense aux électrons. La troisième couche cellulaire de la glande comprend 8 à 12 cellules cubiques qui reposent sur de petites cellules vacuolisées. La base de la glande semble être directement reliée avec…
…des éléments trachéens.(*120)



C/ Mise en évidence d'une activité enzymatique dans le liquide de l'urne de Nepenthes :

    L'urne de Nepenthes naît à l'extrémité d'une vrille qui est en fait le prolongement de la nervure centrale de la feuille. Lorsqu'elle est mûre la bordure operculaire se déchire, l'opercule se soulève et l'on peut  voir au fond de l'urne un peu de liquide.


1er test : test du Biuret
Une coloration violette apparaît au bout de quelques instant, ce liquide contient des protéines.

2ème test : mise en évidence d'une activité enzymatique
Le but de la manipulation est une approche qualitative de la nature du suc à travers la mise en évidence d'un profil de digestion de la protéine ovalbumine.
 L'électrophorèse est une technique basée sur la migration différentielle de molécules chargées sur un gel mis sous tension. La migration des molécules, généralement chargées négativement, s'effectue de l'anode à la cathode et est fonction du poids et de la charge de la molécule. Cette technique permet donc un tri sélectif des molécules présentes dans l'échantillon testé.

Nous avons réalisé les électrophorèses de témoins "ovalbumine pure", "suc digestif pur" et du mélange suc de l'urne 5mL + 1mL d'ovalbumine à différents temps.
Par la comparaison des différentes électrophorèses, nous pouvons repérer les protéines issues de la digestion et donc tracer un profil de digestion.
Les résultats obtenus nous permettent de caractériser de manière qualitative la vitesse de digestion  de Nepenthes. L'albumine est effectivement clivée au cours du temps, le suc sécrété par l'urne est bien un suc digestif. On peut étendre ce résultat à l'ensemble des nutriments libérés par la digestion.

3ème test : mise en évidence de protéases (déjà entamée au 2ème test)

Un test simple consiste à mettre en présence quelques millilitres de liquide de l'urne et un morceau de film photo et on laisse agir cinq jours. Le film photo témoin qui barbotait dans de l'eau distillée n'a pas bougé tandis que celui mis en présence du liquide de l'urne ne possède plus de gélatine et les grains d'argent ont été libérés dans la solution. Le liquide de l'urne semble contenir des protéases notamment une gélatinase.

Ci-dessus, aspect des films après une semaine où ils ont barboté dans les tubes à essai : à droite notre témoin (eau distillée), à gauche le test gélatinase positif  réalisé avec le suc

    Nous avons également testé la présence d'une activité amylasique mais ce test s'est révélé négatif. Par contre, une activité catalase a pu être mise en évidence : pour cela, nous avons mis en présence du suc et du peroxyde d'hydrogène, et nous avons observé la formation de complexes à forte activité et d'où se dégageaient de nombreuses bulles d'O2.



Aspect d'un complexe catalase à différents temps : t=0 ; t=3 min. ; t=10 min.

    Cette expérience a été répétée à partir de suc d'urne juvénile et puis de suc d'une urne âgée dans laquelle on avait placé un morceau de viande. Dans le premier cas, le test s'est révélé négatif, ce qui semble nier la production de la peroxydase par les glandes digestives. Dans le second cas, le test est positif.
Il y a alors plusieurs hypothèses :
-    la catalase provient des muscles (c'est-à-dire de la viande), mais ceux-ci étant âgés de 4 mois, au moment du deuxième test, il est peu probable que ces enzymes étaient encore  fonctionnelles.
-    La catalase provient d'une activité bactérienne, essentielle chez d'autres types de plantes carnivores, tel Heliamphora
.    La catalase est produite par la plante suite à une stimulation protéique.
Expérience complémentaire : Un morceau de viande bouillie a été placé dans une urne, contrôlée positive au test catalase, stérilisée à l'eau de Javel puis hermétiquement fermée grâce à une pince de Mohr ; quatre jours plus tard, le test du suc de l'urne s'est révélé positif à la catalase.
Ainsi, la catalase semble bien être produite par la plante et non par une activité bactérienne. La détection de catalase est intéressante, dans la mesure ou H2O2 aide au clivage des macromolécules.

D'après Amagase et Tokès, le liquide de l'urne contient aussi des chitinases, ce qui est tout à fait compatible avec l'activité entomophage caractéristique de Nepenthes.
Après plusieurs déterminations de  pH, nous avons constaté que le liquide de l'urne apparaît comme un milieu tamponné. Nos tests de pH réalisés dans une urne fonctionnelle ont révélé un pH=3. Nos données bibliographiques nous apprennent de plus que l'activité enzymatique se fait de façon optimale à pH=3
De plus, outre les enzymes protéolytiques, la plante secrète aussi des acides organiques et des ions Na+ et Cl-, ainsi que de l'eau.

Conclusion : un second flux de matière a été mis en évidence. En effet, des cellules glandulaires de l'urne sécrètent un liquide contenant des enzymes capables de cliver des protéines, des glycoprotéines, des lipides, des acides nucléiques. Comme les enzymes sont nécessaires en faible quantité, la différence en masse des flux dus à la sécrétion d'enzymes et l'absorption de nutriments permet un gain en masse.

III.    Nutrition


A/Absorption des produits de digestion au niveau des glandes


    Afin de mettre en évidence les flux entrants au niveau de l'urne nous avons utilisé un marqueur fluorescent : la fluorescéine(en espérant que celle-ci ne sera pas considérée comme un déchet pour la plante). La fluorescéine a en effet la propriété d'émettre des radiations vertes fluo lorsqu'elle est éclairée par des UV. Cette substance est donc particulièrement intéressante pour suivre les mouvements de fluides à l'intérieur des tissus.
Quelques gouttes de fluorescéine ont été ainsi versées dans une urne située au bas de  la plante. Après trois jours, des coupes fines ont été réalisées à la main au niveau de l'urne, de la feuille et d'une urne juvénile en cours de croissance située à l'apex de la plante. A l'aide d'un microscope équipé de lampes UV, nous avons pu observer de la fluorescéine dans les complexes glandulaires(ci-contre) de l'urne mais également dans les tubes phloémiens situés en arrière des complexes et dans les FCV de plus grande taille.
La fluorescéine a imprégné les glandes qui semblent donc impliquées dans l'absorption nutritive. De plus, seule une fraction des cellules de la glande est fluorescente (non visible sur cette photo), ce qui nous permet de localiser les cellules potentiellement impliquées dans l'absorption et celles spécialisées dans la sécrétion (contenu cytoplasmique dense aux électrons : cf. structure de la glande).


 ® coupe transversale d'urne adulte traitée à la fluorescéine.


B/ Transport des nutriments dans toute le plante


    La  fluorescéine est également passée dans les tissus conducteurs ; on la retrouve dans les glandes nectarifères de l'opercule.
Dans la feuille, elle  marque le FCV central sous forme d'une traînée discontinue(irrégularité de la coupe). Enfin, la substance fluo a été repérée dans l'urne juvénile au niveau des zones de croissance tissulaire le long d'un cercle et dans des poils orientés vers l'intérieur de l'urne.

® coupe transversale d'urne juvénile


    La fluorescéine a donc circulé dans toute la plante en moins de trois jours et de façon importante dans les régions nécessiteuses en nutriments. Le liquide de l'urne n'est donc pas une simple sécrétion tel un nectar, il est en fait le siège de flux bidirectionnels traversant la plante ; outre la sécrétion d'un suc, les glandes sont chargées de la réabsorption de différents nutriments libérés lors de la digestion d'insectes.


Conclusion

    Nos expériences nous ont donc permis de comprendre la dynamique des flux qui s'effectuent au niveau de l'urne de Nepenthes. En effet, ces échanges bidirectionnels entre la plante et son milieu sont réalisés au travers de différentes structures cellulaires intégrées au sein de l'urne. Les flux entrants et sortants ont une localisation spatiale mais également temporelle : d'abord, dans l'urne juvénile, la plante sécrète un bain digestif fait d'enzymes d'ions et d'eau. Puis, dès l'ouverture de l'urne, une sécrétion de nectar s'ajoute aux effets attracteurs visuels de l'urne. Une fois  les proies capturées et digérées, les nutriments sont réabsorbés au niveau de l'urne et distribués dans toute la plante.

Bibliographie


Remerciements à l'association Rossolis pour le prêt de plantes.
Remerciements à Monsieur RAUL  et son équipe du laboratoire de contrôle métabolique et nutritionnel de l'Université Louis Pasteur de Strasbourg.
Plantes Carnivores, Marcel LECOUFLE, édition Bordas.
Suppléments n° 3 , 2001, " du côté de la recherche  " , p.13, Association Dionée.
Botanical society of America : http://www.amjbot.org/cgi/content/full/86/10/1382
Annales de biologie : http://www.john-libbery-eurotext.fr/articles/abc/59/6/764-5/


Texte et photos: Lionel Léopoldès, toute reproduction interdite sans l'accord de l'auteur


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Nepenthes x ventrata dans un salon
Transmis par jessclub le 15 October 2005 à 00:00:00 CEST
Nepenthes
Cet été 2005, j'ai eu le loisir de rencontrer Viviane Bach qui habite dans le Sud de la France et très exactement à Pomerols. Pomerols se situe a peu près entre Sète et le Cap d'Agde. Elle connait les plantes carnivores depuis quelques années déjà mais n'en a jusqu'à présent que cultivé sporadiquement et sans grand succès. Elle a en revanche reçu il y a maintenant près de 2 ans un petit Nepenthes x ventrata qui a pris sa place dans le salon devant une grande baie vitrée.



La plante est proche d'une porte fenêtre exposée plein Sud mais une terrasse couverte la protège des rayons directs du soleil, pendant les heures les plus chaudes de la journée. La plante bénéficie du coup d'un maximum de luminosité et ce tout au long de la journée.


Le nepenthes pousse dans son pot d'origine à savoir dans un mélange 100 % tourbe blonde. Il est arrosé modérément tous les 2 jours, Viviane veille à ce que le substrat reste bien humide sans pour autant être totalement détrempé. Elle avoue ne pas porter de soins particuliers à sa plante si ce n'est le suivi de l'arrosage. Le milieu sec (puisqu'il n'y a ni terrarium ni pulvérisation) semble parfaitement convenir à la plante qui développe un beau feuillage vert clair et de nombreuses urnes.


La plante produit des pièges en masse depuis le printemps, pièges qui tiennent un minimum de deux mois avant de sécher. Comme on peut le voir, ils sont bien développés, d'une très belles couleur et d'une taille remarquable. Viviane fait cependant remarquer que sa plante ne produit pas de pièges en hivers et ce n'est que du printemps à l'automne que son nepenthes est "garni".

   


Le développement  des urnes illustre sa bonne capacité d'adaptation à ce mode de culture. Nepenthes x ventrata est visiblement  un hybride particulièrement tolérant qui donne de bons résultats et ce même sans apport d'humidité.



La plante pousse particulièrement vite me fait remarquer Viviane. Vite au point qu'en 2 ans elle a déjà lancé une série de petites boutures. Le moyen le plus traditionnel a été utilisé pour les réaliser : coupe franche de ce qui dépasse et bouture placée dans de l'eau.


Comme on peut le voir des racines pointent déjà au bout de 3 mois. Il est  possible de les repiquer dans un substrat adapté.



Viviane est enchantée de son Nepenthes dont elle est particulièrement fière. Je dois dire que pour une débutante il y a de quoi !
Dans tous les cas cela démontre bien que certains Nepenthes tolèrent sans aucune difficulté la culture dans un salon ou appartement et ce avec un minimum de soins. Il est donc possible pour tous de faire l'aquisition de cette espèce et de profiter de votre plante sans pour autant devoir investir dans des terrariums ou autres accessoires et il est même totalement inutile d'avoir recours à un éventuel pulvérisateur qui à part mouiller le sol de votre salon n'apportera rien de vital au bon dévellopement de votre plante.



Le nepenthes, une plante à la portée de tous * !
* a condition de choisir naturellement une espèce qui s'y prête ...


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Travaux pratiques: Riz au nepenthes façon barbecue
Transmis par lionel le 13 December 2004 à 20:56:08 CET
Nepenthes

RIZ AU NEPENTHES FAÇON BARBECUE

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
But préparation de riz parfumé au nepenthes
Activité cette recette est réalisable de mars à septembre, période de production des urnes
Conditions le riz au nepenthes est préparé au feu de bois

 

 

Matériel

 

 

Outils un espace de cuisson type barbecue, une cuillère à soupe, une à café et une casserole
Consommables

une ou plusieurs urnes fraîches (pour cette recette du Nepenthes X mixta), du papier alluminium, 15 cL de riz basmati, du sel fin, un peu d'huile neutre et de l'huile d'olive

 

 

Etapes

 

 

I. Choisir l'urne de nepenthes
II. Farcir l'urne au riz
III. Cuire la préparation
IV. Présenter le plat

 

 

I. Choisir l'urne de nepenthes

 

 

Choisissez une urne fraîche de moins d'un mois. La présence d'insecte n'est pas gênante. L'urne ne doit présenter ni zone de nécrose ni d'attaque fongique. Veillez également à ne pas utiliser une urne qui aurait subit un traitement chimique types insecticide, fongicide...
 
 
 
 
 
 
 

 

 

II. Farcir l'urne au riz

 

 

Commencez tout d'abord par laver l'intérieur et l'extérieur de l'urne puis préparez le riz à l'indienne.
Faites revenir le riz dans un fond d'huile neutre avec une pincée de sel (le riz ne doit pas griller) puis ajoutez un volume d'eau équivalent au volume de riz que vous avez versé dans la casserole, remuez à l'aide la cuillère à soupe. Eteigez le feu et couvrez ; le riz gonflera en 10 à 15 minutes. Une fois le riz cuit, ajoutez une demi cuillère à café d'huile d'olive et mélangez. A présent, farcissez l'urne de riz et enveloppez le tout dans une feuille de papier alluminium.

 
 
 
 
 
 
 
III. Cuire la préparation

 

 

Préparez préalablement un bon feu de bois. Laissez refroidir le feu afin d'éliminer les plus grosses braises. Insérez l'urne enveloppée parmi des cendres chaudes en veillant à ne pas la mettre en contact de braises encore vives. Laissez cuire environ 10 min, puis sortez la du feu.

 
 
 
 
 
 
 
IV. Présenter le plat

 

 

Découvrez l'urne du papier alluminium et repliez le sur les côtés. Présentez sur une assiette ou un plat avec un émincé de persil. Servez chaud ou froid avec du poisson en guise de plat d'accompagnement.

 

 

 
 
 
 
 
 
 
Critiques de la recette

 

 

1 Le riz parfumé au nepenthes est très doux en goût, son caractère exotique convient tout à fait pour les plats à base de poissons ou de viandes marinées.
2 L'urne de nepenthes se tient très bien à la cuisson, elle apporte, à un plat, du volume et une touche de couleur très intéressante.

 
 
 
 
 
 
 

 

Une recette à essayer pour les dîners entre amis!

 
 
 
 
 
 
 

Auteur Lionel Léopoldès
Année de création 2004
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(Suite... | Travaux pratiques | Score: 3.66)
6347 lecture(s)
Culture de Nepenthes x ventrata, quelques astuces
Transmis par Visiteurle 14 August 2004 à 08:45:54 CEST
Nepenthes
Le nepenthes est une plante tropicale, elle a besoin d'humidité ambiante importante. Sans elle ses ascidies sèchent mais la plante n'est pourtant pas morte:
le nepenthes a besoin d'un temps d'adaptation pouvant être très long. Sa culture est délicate mais si on lui laisse le temps, elle peut nous faire de belles surprises...


(Suite... | 1272 octets de plus | Score: 3.36)
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Travaux pratiques: Fécondation des fleurs de Nepenthes
Transmis par jessclub le 23 June 2004 à 11:57:10 CEST
Nepenthes

Fécondation des fleurs
de Nepenthes

 

 
 
 
 
 
 
But Chez les Nepenthes il y a des plantes dites « mâles » et d’autres dites « femelles ». Cette caractéristique ne se voit qu’au moment de la floraison où le mâle va produire du pollen alors que la femelle produit uniquement des gousses.
Pour qu’une plante produise des graines il faut que les capsules de la femelle soient au préalable en contact avec le pollen d’une fleur mâle. Dans la nature c’est le vent ou les insectes qui remplissent cette fonction mais dans votre terrarium cette opération devra se faire à la main.
Activité J’ai observé chez moi que la plupart des floraisons se produisent vers le mois de février. Le développement des grappes de fleurs est long et s’étale ainsi sur plus d’un mois.
Conditions Il est préférable de réaliser le TP à l'intérieur. Il a été testé sur Nepenthes x mixta, ventrata, coccinea, maxima.

 

 

 
 
 
 
 
 
Matériel

 

 

Outils Un simple pinceau suffira amplement à faire la manipulation. Assurez-vous cependant que ses poils soient et restent bien secs sous peine de risquer de dégrader prématurément le pollen.
Consommables Eventuellement une feuille de papier pour récupérer le pollen qui tombe lors de la collecte.

 

 

 
 
 
 
 
 
Etapes

 

 

I. La période idéale
II. La récolte du pollen
III. La fécondation
IV. La récolte des graines

 

 

 
 
 
 
 
 
I. La période idéale

 

Fleur mâle --- Fleur femelle

 

Ce n’est que lorsque la fleur mâle sera mûre que vous serez en mesure de commencer la fécondation. Pour ce faire frotter légèrement votre pinceau sur les fleurs mâles et observez si une poudre jaune s’y dépose. Si ce n’est pas le cas c’est qu’il va falloir renouveler l’expérience d’ici 1 ou 2 jours.

 

 

II. La récolte du pollen

 

 

Frotter légèrement les fleurs mâles de sorte que le pollen se dépose sur les poils de votre pinceau. Prélevez ainsi plusieurs fois du pollen sur différentes fleurs et alternez entre récolte du pollen et fécondation des capsules femelles.
III. La fécondation

 

 

L’opération est assez longue car il y généralement un grand nombre de capsules femelles à féconder. Badigeonnez la pointe des capsules de la fleur femelle avec le pinceau plein de pollen. N’hésitez pas à en féconder un maximum et ce tous les jours pendant au moins une semaine pour vous garantir un éventuel succès.

 

 

IV. La récolte des graines

 

 

Si l’opération est réussie les capsules femelles vont s’allonger puis gonfler légèrement dans la partie centrale, signe de la formation des graines. Il faudra en revanche être très patient car les capsules mettent plusieurs mois à grossir et la récolte se fait bien souvent 4 à 6 mois après la fécondation.

 

 

 
 
 
 
 
 

 

 

Conclusions et critiques de la méthode

 

 

 
 
 
 
 
 
1 La méthode est très simple, la réussite supérieure à 90 % des cas.
2 Vous allez pouvoir choisir vous-même vos croisements et ainsi réaliser vos propres hybrides ou taxons.
3 Par contre, il est déjà rare d’avoir des Nepenthes en fleur dans une collection personnelle alors il l’est encore plus d’avoir un mâle et une femelle en même temps. Quoi qu’il en soit ne désespérez pas, j’ai chaque année au moins un couple qui me permet de produire des graines.

 

 

 

 

C'est l'heure de la récolte !

 

 
 
 
 
 
 
 
 

Auteur Gérald Bach
Année de création 2004
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(Suite... | Travaux pratiques | Score: 5)
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Travaux pratiques: Bouture de Nepenthes dans de l’eau
Transmis par jessclub le 23 June 2004 à 10:15:16 CEST
Nepenthes

Bouture de Nepenthes
dans de l’eau

 

 
 
 
 
 
 
But Multiplier une plante par bouture. C’est une pratique intéressante chez les Nepenthes dans le sens où beaucoup d’espèces ont tendance à devenir envahissantes au bout de quelques années. Après une taille, récupérez les plus belles branches coupées et faites-en des boutures. Pour ce faire l’une des méthodes est de plonger ces branches dans de l’eau pour attendre la formation des racines et les repiquer ensuite dans un substrat traditionnel.
Activité Les boutures peuvent être réalisées toute l'année.
Conditions Il est préférable de réaliser le TP à l'intérieur. Il a été testé sur Nepenthes x mixta, ventrata, ampullaria, ventricosa, sanguinea, coccinea.

 

 

 
 
 
 
 
 
Matériel

 

 

Outils - Un Nepenthes de taille conséquente sur lequel vous allez pouvoir prélever au moins une branche sans pour autant saccager la plante.
- Un récipient de préférence opaque, sinon l’envelopper de papier d’aluminium pour que la base de votre bouture se trouve dans l’obscurité.
- De quoi faire votre coupe : une paire de ciseaux efficace car les branches de Nepenthes sont assez résistantes.
Consommables - Un peu de tourbe
- De l’eau déminéralisée

 

 

 
 
 
 
 
 
Etapes

 

 

I. Le prélèvement de la bouture
II. La coupe
III. Le récipient
IV. La production des racines
V. Le rempotage

 

 

 
 
 
 
 
 
I. Le prélèvement de la bouture

 

 

Coupez dans une partie verte de la plante, sélectionnez donc soit une pointe soit une branche complète avec laquelle vous allez pouvoir faire plusieurs boutures. Pour ma part je ne fais de boutures qu’à partir du moment où j’estime qu’une taille est nécessaire pour redonner à la plante une forme esthétique.

Vos boutures doivent avoir une taille minimum pour optimiser vos chances de reprise. Je m’explique :

- La partie qui doit plonger dans l’eau doit avoir au minimum 1 cm de long, en général je coupe 1 à 2 feuilles à ras de la tige pour obtenir une bonne longueur ce qui évite de faire l’appoint d’eau dans votre récipient tous les 3 jours.
- Vous devez pouvoir couper au moins 1 feuille à 50% de sa longueur afin de stimuler la plante à former des racines.
- Vous devez avoir un minimum de 2 feuilles que vous ne toucherez pas pour que la bouture garde un peu de réserves.

 

II. La coupe

 

 

Faites des coupes franches avec des ciseaux que vous aurez nettoyés au préalable s’il s’agit de matériel de bricolage. Personellement, j’emprunte les ciseaux de la cuisine qui sont bien entretenus par madame et jamais ceux de mon atelier qui sont bien trop souvent plein de graisse, poussière ou encore rouillés.
Coupez la partie qui va plonger dans l’eau avec un angle de 45%, évitez les coupes perpendiculaires.
Faites les coupes nécessaires de préparation au niveau des feuilles comme décris ci-dessus.
Coupez également les pièges, ceux-ci ne survivront de toute manière pas au traitement et vont inutilement consommer des ressources de votre bouture.
III. Le récipient

 

 

En plastique exclusivement ou composite neutre. Placez 1 cm de tourbe dans le fond et remplissez d’eau déminéralisée. Dans un premier temps et pour évitez l’apparition de maladies, utilisez exclusivement de l’eau déminéralisée jusqu’à apparition des premières racines après quoi vous pourrez basculer sur de l’eau de pluie.
Placez 1 bouture par récipient et mettez le dans les même conditions que votre plante d’origine, l’idéal étant de mettre vos boutures juste à côté.

 

IV. La production des racines

 

 

La durée d’attente est très variable selon les espèces. Elle va de 1 à 6 mois, en général une bouture qui n’a pas racinée au bout de 6 mois peut être considérée comme perdue. Notez que certaines espèces de Nepenthes ne se bouturent pas.
Lors de la production des racines la tige commence par gonfler légèrement puis se fend. En général c’est que c’est gagné et de petites racines vont apparaître très bientôt. Avant de mettre votre bouture en terre attendez qu’il y ait un grand nombre de racines. Celles-ci sont effectivement très fragiles et il est inévitable d’en casser lors de la mise en terre d’où l’importance d’en avoir suffisamment.

 

 

V. Le rempotage

 

 

Une fois que la bouture a formé un grand nombre de racines vous pouvez la mettre en terre. Vous allez par contre devoir faire cette opération avec le plus grand soin pour conserver un maximum de racines intactes. Utilisez plutôt un mélange sec pour l’opération, celui-ci sera plus facile à mettre en place dans votre pot sans exercer trop de contraintes sur les racines. Une fois la plante en terre arrosez immédiatement à l’eau de pluie ou déminéralisée.

 

 
 
 
 
 
 

 

 

Conclusions et critiques de la méthode

 

 

 
 
 
 
 
 
1 La méthode a été testée avec succès sur plusieurs espèces. La plupart des hybrides se prêtent également à ce protocole de bouturage. A noter que certaines plantes comme x mixta ont beaucoup de mal et mettent 6 mois pour produire les premières racines. Souvent plus de 3 mois dans la plupart des cas.
2 Les plantes obtenues sont directement dites de taille adulte mais il s'agit de clones.
3 Certaines espèces ne racinent pas avec ce protocole.

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 

Auteur Gérald Bach
Année de création 2004
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(Suite... | Travaux pratiques | Score: 4.26)
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Travaux pratiques: La culture des Nepenthes en milieu sec
Transmis par jessclub le 21 June 2004 à 16:51:33 CEST
Nepenthes

La culture des Nepenthes
en milieu sec

 

 
 
 
 
 
 
But Cultiver des Nepenthes sans terrarium, donc dans un milieu sec est possible. Les résultats sont variables mais en respectant la méthode suivante vous aurez certainement la satisfaction d'éblouir vos invités avec des plantes et pièges originaux dans votre salon.
Activité Avant de commencer je souhaite tout d’abord vous mettre en garde. Les Nepenthes sont des plantes tropicales ce qui implique que dans leur milieu naturel vous dépasser les 90% d’humidité relative, l’ambiance est donc saturée en humidité. Si vous désirez cultiver ces espèces en milieu sec vous ne pourrez en aucun cas avoir des plantes aussi belles et aussi spectaculaires que celles que vous verrez dans la nature. Je cultive les Nepenthes depuis de nombreuses années aussi bien en terrarium qu’en milieu sec et je vais vous donner dans ce qui suit une méthodologie qui devrait vous permettre d’avoir des résultats voisins des miens, résultats que je qualifieraient d’acceptables.
Conditions Le TP peut être réalisé dans la plupart des pièces de la maison ou d'un appartement et en toutes saisons.

 

 

 
 
 
 
 
 
Matériel

 

 

Outils Pots plastique de faible hauteur type pots à suspendre.
Consommables Tourbe blonde, perlite, eau déminéralisée.

 

 

 
 
 
 
 
 
Etapes

 

 

I. Choix de l’espèce
II. Conditions de culture
III. Production des pièges
IV. Croissance et taille
V. Adaptation

 

 

 
 
 
 
 
 
I. Choix de l’espèce

 

 

Il est primordial, les espèces fragiles n’ont aucune chance de survie. Ma première plante fut cultivée hors terrarium de par sa taille : Nepenthes x mixta. C’est un hybride impressionnant parfois vendu sous le nom de « Miranda » qui n’est certainement qu’une variante au niveau des parents et qui atteint la taille impressionnante de 3 mètres de long . Sa croissance est très rapide, la longueur des feuilles atteint souvent les 30 cm et il est très tolérant que ce soit au niveau de l’arrosage ou de la luminosité. Cette hybride vous donnera la possibilité d’obtenir et d’observer les différences entre les pièges qui poussent dans la partie haute de la plante et ceux qui poussent dans la partie basse.
De très bons résultats s’obtiennent également avec les hybrides de Nepenthes truncata comme truncata x ventricosa. A noter que cette espèce fait des pièges encore plus gros que x mixta voir plus imposants que la feuille elle-même mais par contre l’espèce ne produit pas de pièges de forme différente entre le haut et le bas. Sa croissance est plus lente mais son encombrement au sol atteint rapidement celui de l’espèce précédente.
Bien que beaucoup plus difficile à acclimater à ce type de culture, j’ai aussi obtenu des résultats acceptables avec Nepenthes ampullaria. Celui-ci est par contre assez délicat et je vous conseille vivement de vous faire la main sur l’une des espèces précédentes.
D’une manière générale il faut sélectionner un hybride charnu, la plupart des taxons ne supporteront pas le traitement de la culture en milieu sec.

 

 

II. Conditions de culture

 

Exposition :
Je cultive mes Nepenthes dans mon salon devant une fenêtre plein sud. L’exposition au soleil de l’été fait parfois rougir les feuilles voire brûle celles qui sont trop proche de la baie vitrée. Si vous constatez l’apparition de tâches brunes c’est que les feuilles sont brûlées par le soleil et il faudra alors écarter votre plante pour l’éloigner un peu de le fenêtre.
A noter par contre que Nepenthes ampullaria ne supporte pas les rayons du soleil. Il faut donc impérativement mettre votre plante à l’abris des ces derniers sous peine de la perdre.

Substrat :
Il va être fonction de vos habitudes en matière d’arrosage.
Pour ma part je n’utilise pas de fibres qui sèchent vite et nécessitent un arrosage léger quotidien. Mon mélange se compose de 90% de perlite et 10% de tourbe blonde. Il me permet d’étaler les arrosages à 1 fois tous les 2 jours voir une fois par semaine selon la température. Ce mélange n’est certainement pas idéal mais donne d’assez bon résultats. Il est notamment très stable et il n’est pour ainsi dire jamais nécessaire de rempoter, sauf peut-être pour mettre votre plante dans un pot d’une taille supérieure.

Arrosages :
Fonction de votre substrat qui doit toujours rester humide, jamais détrempé.
Dans mon cas 1 fois par semaine en hiver à 1 fois tous les 2 jours en été. Plus la plante est grande dans de petits pots et plus il va falloir être vigilant. Adaptez la taille de vos pots selon la taille de la plante pour un maximum de stabilité. D’une manière générale même les espèces type x mixta ne nécessitent pas un pot plus grand que 22 cm de diamètre.
Utilisez exclusivement de l’eau de pluie ou déminéralisée. Je fais les arrosages par le haut et fais en sorte qu’il y ait moins de 5 mm d’eau qui reste dans la soucoupe. Il faut que la plante absorbe ce surplus en 24 heures maximum sans quoi vous risquez de faire pourrir les racines. Ce n’est qu’au bout d’un certain temps que vous serez en mesure d’estimer la quantité d’eau idéale pour chaque plante, au départ vous devrez certainement vider ce surplus au bout des 24 heures si vous avez trop arrosé.
Il est important de veiller à ce que votre substrat ne se dessèche pas complètement pour ne pas abîmer vos racines.

 

III. Production des pièges

 

 

 

 

IV. Croissance et taille

 

 

Dans la nature le Nepenthes est une liane. La partie basse de la plante sèche progressivement et votre plante va plus ou moins rapidement grimper vers le haut pour finir un jour ou l’autre par toucher votre plafond dans le cas des « grandes » espèces. Au niveau esthétique, la partie sèche n’est pas terrible. Pour obliger la plante à produire une pousse à partir des racines vous pouvez tailler la partie haute. Attention: couper impérativement dans un premier temps dans la partie verte et laisser une partie « vivante ». Profitez-en pour faire une bouture et attendez qu’une pousse apparaisse en partie basse. Une fois cette pousse bien développée avec des feuilles de taille voisine de la partie haute, vous pourrez couper totalement la partie sèche de la liane.

.

 

V. Adaptation

 

 

Un Nepenthes doit s’adapter avant de commencer sa croissance. Si vous déplacez votre plante son développement se bloque et elle peut mettre plusieurs mois avant de reprendre sa croissance. Cette durée atteint parfois 6 mois. Il m’a fallut attendre par exemple 2 ans pour faire accepter à un Nepenthes truncata (le taxon) devenu trop grand pour mon terrarium de pousser à présent côte à côte avec mon x mixta. La règle est très simple : on ne déplace qu’une plante en bonne santé.

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 

 

 

Conclusions et critiques de la méthode

 

 

 
 
 
 
 
 
1 Inutile d’avoir des installations compliquées ou coûteuse pour obtenir de belles plantes et des pièges dépassant les 20 cm de haut.
2 Les plantes n’ont pas d'urnes toute l'année et leur production est aléatoire.
Nepentes ventrata et coccinea qui sont les plus vendus en jardinerie se prêtent très mal à la culture en milieu sec, notamment coccinea.
La pousse des plantes sous forme de lianes est en général un handicap pour lui donner un aspect visuel qui s’intègre à votre pièce, c’est le plus souvent lorsque votre plante pousse vers le haut et que vous souhaiteriez la tailler que la production des urnes commence.
3 Aux plus courageux d'entre vous je dirais qu'aux dernières nouvelles j'ai réussi à stabiliser Nepenthes spathulata et sanguinea et que les comportements de ces deux taxons sont des plus encourageants.

 

 

 

 

Les passants sont surpris !

 

 
 
 
 
 
 
 
 

Auteur Gérald Bach
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