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Bien Surfer c'est aussi se détendre un peu.


Pour vous défouler en attendant notre série de jeux carnivores :

Un petit score ?

 
Wintzenheim - Lycée Pflixbourg 2008
Transmis par jessclub le 01 décembre 2008 à 22:52:07 UTC
Rossolis s'est donné rendez vous à Wintzenheim, dans les serres du lycée du Pflixbourg à l'occasion de la manifestation " L'univers du végétal ". Cette grande rencontre organisée par les étudiant du lycée les 22 et 23 novembre 2008 sont non seulement un grand défit pour ces jeunes mais aussi une formidable réussite.



Nous arrivons sur place sous une météo plutôt déstabilisante puisque les serres sont sous la neige et pour ma part j'ai chargé la voiture de plantes carnivores sous une tempête de neige.
Il fait froids pour la saison, nous avons chacun pris soin de protéger nos plantes pour organiser cette exposition.

 

Voici l'entrée avec un petit comité d'accueil.
Notons que les étudiant ont pris soin de faire des aménagement. Le cadre est de ce fait particulièrement agréable. Nous suivons donc l'allée pour atteindre la grande salle d'exposition.



L'installation du stand de plantes carnivores de Rossolis est rapide et efficace. Nous profitons des panneaux mis à disposition pour faire un peu de décoration.

 

Les tables sont à peine pleines ques les premiers visiteurs entrent et foncent droit vers ... le stand des plantes carnivores !



Zendair nous rejoint très vite et comme lors de la dernière rencontre il emporte avec lui sont magnifique terrarium. Les Nepenthes ventricosa sont de toute beauté.



En plus de son terrarium, Zendair présente sur le stand ses dernier essais de culture in-vitro. De nombreux petits pots stériles s'étalent le long de la table entre la documentation et les plantes carnivores exposées.

 

Certains résultats sont étonnants. Il y a même formations de calles de cellules indifférenciées preuve de l'utilisation d'hormones en quantité particulièrement aggressive.



Voici Drosera filiformis. A gauche la plante en bouteille et à droite des plantes sorties de bouteille et acclimatés. Il est à noter que le résultat est exceptionnel !

 

Et voici à droite de la photo Carnilex qui lui aussi nous a remené quelques petites surprises pour l'occasion.



Carnilex est également un amateur de culture in-vitro. Un très beau spécimun de Drosera Regia en bocal !



Et en voici un sorti de bouteille et parfaitement acclimaté.



Les visiteurs se succèdent devant le stand de Rossolis et nous donnons les conseils habituels. Nombreux sont ceux qui découvrent les plantes carnivores.

 

Il est rapidement midi et les organisateurs proposent de passer une commande groupée pour des Pizzas. L'idée est excellente et Rossolis se joint à la commande.

Place à quelques photos le temps de la pause déjeuner ...

 

 

Reconnaissez vous la plante de droite, celle qui ressemble à de la carotte ?
Et bien il s'agit de la plante qui sert à faire de l’absinthe, plus connue sous la dénomination de "fée verte". Rendez vous dans l'article sur la tourbière de Frasnes pour plus de détail sur ce breuvage étonnant, et merci Zendair pour nous avoir présenté cette plante.





 



Un petit tour dans la salle pour voir ce que présentent les tands voisin.
La célèbre rose de noel, on peut dire que c'est un peu plus de saison que les plantes carnivores ...

 

 

Un confrère que nous rencontrons souvent en exposition et qui a toujours de magnifiques cactus et plantes grasses. Un petit some ? Non je reconnais que je suis méchant mais j'ai profité de la fin de journée alors qu'il n'y a déjà plus de visiteurs dans la salle pour le pièger avec cette photo !



Les étudiant nous ont mis à disposition un poster pour l'occasion. C'est très aimable et attentionné.



 



Il y a beaucoup de monde dans l'après midi de dimanche. C'est au point qu'il faut presque se bousculer pour arriver devant les stands, surtout le notre ! Un article plutôt flatteur est publié dans un journal local, bravo a tous.



Nous remercions et félicitons encore vivement les étudiants du lycée Pflixbourg qui ont fait le maximum pour que cette rencontre soit un succès. Chacun a trouvé sont compte que ce soit les exposants ou les visiteurs.


Une petite photo de groupe : étudiants du lycée et membres de Rossolis

Gérald Bach


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3 lecture(s)
Réalisation d'un semis de Drosera scorpioïdes
Transmis par baloovince le 01 novembre 2008 à 16:25:54 UTC
Drosera

Notre TP du jour consistera en la réalisation d'un semis de Drosera scorpioïdes à partir de gemmes récoltées fin mars 2008 (date de récolte variable d'un amateur à l'autre). En effet la technique la plus simple de propagation de cette espèce n'est pas l'utilisation des graines produites par les fleurs mais la multiplication au travers des nombreux gemmes que la plante produit lors de sa fin de végétation donc après sa floraison.

       

Etape 1 : Préparation d'un substrat de culture à base de tourbe blonde de sphaigne (60%) et de sable d'aquariophilie non calcaire (40%). Mélangez afin d'obtenir un substrat homogène, puis liez le tout en incorporant de l'eau de pluie (ou déminéralisée). Voilà notre mélange est prêt, il ne nous reste plus qu'à le répartir dans une petite boîte en plastique transparent, munie d'un couvercle.


Etape 2 : Pour que ce TP soit réalisable, il faudra vous procurer au préalable des gemmes de l'espèce désirée. Soit issue de votre propre récolte soit au travers de bourses de graines diverses et variées.  Les pieds adultes en fleurs ci dessous, puis quelques mois plus tard : apparition des gemmes au centre de la plante, dans sa zone de croissance.

                               

Zoom sur les gemmes :  de bien petites choses en définitive !

Lorsque les gemmes de Drosera scorpioides sont "mures", ils se détachent quasiment tout seul de la plante. Si vous devez forcer c'est qu'il faut attendre encore quelques jours.

                 

                       

Les gemmes sont minuscules, légèrement ovoïdes et présentent un petit renflement sur une des faces. 

Etape 3 : Répartissez les de façon homogène sur votre substrat. Le repiquage n'en sera que plus aisé. Puis fermer hermétiquement la boîte et placez à la lumière, si possible dans une pièce chauffée (20°C environ). Pensez à vérifier l'état d'hydratation du substrat de temps à autre pour qu'il reste bien humide.


      Silence ça pousse !!!!! Un mois après on constate la levée des semis.

Bien que très petites, on distingue nettement les futures plantules ! Surveillez attentivement la moindre apparition de moisissures, dès les premiers signes d'envahissement, ouvrez et placez le couvercle de façon à assurer une bonne ventilation de la boîte et ainsi enrayer le développement de celles-ci.

                 
Après 2 mois : le repiquage s'impose...

Etape 4 : Le repiquage consiste à séparer les plantules pour leur permettre d'achever leur croissance dans leur pot définitif. Attention, cette étape est sans doute la plus délicate, puisque Drosera scorpioïdes émet de longues et fines racines qui plongent profondément dans le substrat. Il faut veiller à en casser le moins possible lors de l'opération.

          Je procède avec l'aide du dos d'une fourchette, sorte de bèche miniature improvisée pour l'occasion. Je laisse une peite motte de substrat afin de ne pas léser les racines. Trois pieds sont disposés  par godets.


                               

Etape 5 : Les godets sont ensuite placés dans un grand bac en plastique (de préférence isolé) à l'extérieur, les godets baignant dans un fond d'eau de pluie (1 cm environ).

Et voilà la boucle est bouclée, vous n'avez plus qu'à admirer vos plantes adultes puis refaire la récolte de gemmes de vos Droseras scorpioides lorsque le moment sera de nouveau venu. Bonne chance à tous avec vos Droseras scorpioides. Cette même technique peut s'appliquer à la quasi totalité des droseras qui produisent des gemmes.


Autre article traitant d'un thème similaire : 

http://www.rossolis.org/article25.html

                                                                                            
                                                                                                                 Baloovince




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106 lecture(s)
Nepenthes sanguinea
Transmis par baloovince le 31 octobre 2008 à 23:20:32 UTC

A présent et afin de satisfaire les plus exigeants d’entre vous, je vais ici m’attacher à donner quelques indications sur Nepenthes sanguinea. Vous pourrez toujours vous appuyer sur cette fiche de présentation afin de vous guider dans la culture de votre N. sanguinea « Black Beauty ».  

CARTE D’IDENTITE

Famille : NEPENTHACEAE.
Genre : Nepenthes.
Espèce : sanguinea.
Sexe : dioïque (mâle ou femelle).
Lieu de naissance : Asie du Sud Est, péninsule de Malaisie.
Milieu : terrestre, parfois épiphyte.
N
ature du sol : léger, aéré, humide acide et sablonneux. 

Le nom sanguinea dérive du latin sanguineus, qui signifie rouge sang et fait écho à la couleur rouge sombre des urnes de la plante.

 A noter que cette espèce présente un fort polymorphisme suivant les variétés considérées. Les ascidies varient en taille (de 10 à 30 cm) et en coloration. En effet, on peut trouver des formes noires, violettes, ou de couleurs intermédiaires. Mais il existe également des formes se parant d’une gamme de couleurs allant du vert jaune au rouge orangé, voir marron sombre (forme « noire »). L’intérieure des urnes est généralement mouchetée avec les couleurs mentionnées plus haut. Précisons encore qu’il existe une différence morphologique très marquée entre les urnes supérieures et inférieures.

 N. sanguinea bien que très répandu en Malaisie, peut se retrouver à Singapoure, Sumatra, Bornéo, et en Nouvelle-Guinée.   

 Il entre dans la catégorie des « highland » ou nepenthes de montagne puisqu’il croît en général à des altitudes comprises entre 900 et 1800 mètres. Il habite fréquemment en zone pentue, accroché à flanc de montagne au milieu d’une végétation assez ouverte.

 Néanmoins, cette espèce est assez tolérante et des périodes de quelques mois à des températures élevées ou plus basses (de façon  prolongée) ne nuisent pas à son développement. Sa croissance est relativement rapide, et l’étape « je grimpe » (= croissance en liane) est rapidement atteinte.

  En somme, ce Nepenthes peut tout à fait ce cultiver derrière une fenêtre jouissant d’une bonne exposition lumineuse. Pour toutes ces raisons, il fait une excellente espèce pour les débutants qui veulent « faire leurs armes » en taquinant du Nep.  

Cependant, N.sanguinea appréciera une température d’environ 25°C en journée, et des conditions plus fraîches la nuit autour de 15°C.

 Il conviendra donc d’obtenir une baisse des températures nocturnes soit en utilisant un terrarium réfrigéré (pour les plus chanceux d’entre nous !), soit en chauffant une serre ou une véranda en hiver (là les parents risquent de voir rouge…).

 Comme bon nombre de ses congénères, il appréciera 10 à 12h d’intense luminosité. Concernant l’hygrométrie, elle devra être élevée, aux alentours de 90 % néanmoins l’espèce tolère des chutes à 70 %.

 Comme beaucoup d’espèce du genre, la plante apprécie un substrat très drainant. Celui-ci pourra se composer de 50% de sphaigne du Chili + des allégeants types fibre de coco, vermiculite, perlite, voire adjonction de pouzzolane en petite quantité.

 Exemple de mélanges pouvant être utilisés :

- 80% de sphagnum, 20% perlite.
- 70% de sphagnum, 10% perlite, 10% vermiculite.
-  à noter que certains cultivent en 100% minéral. 

En somme à vous d’adapter et de tester différentes formules, l’expérimentation est sans doute le meilleur moyen de créer un mélange correspondant le mieux avec vos conditions de culture. 

Signalons également pour les mélanges à base de sphaigne, qu’un surfaçage réalisé à partir de sphaigne vivante peut s’avérer fort utile, notamment pour améliorer l’esthétique globale, augmenter l’hygrométrie au voisinage direct de la plante, et minimiser l’impact de certaines maladies (n’oublions pas les vertus anti-fongiques et anti-bactériennes de la sphaigne !).  

 Les attaques de nuisibles sont rares, et pour cause le feuillage et relativement coriace ! Il semble toutefois, que certaines attaques de pucerons et d’araignées rouges aient été signalées. Cela étant je pense que ces cas restent anecdotiques et laissent apparaître quelques failles dans les conditions de culture mises en pratique par leurs propriétaires….  

  La reproduction de ce genre se fait essentiellement par bouturage. Les Nepenthes étant des plantes dioïques (ils ne portent en effet que des fleurs mâles ou femelles), l’obtention de graines est donc difficile si vous ne possédez pas plusieurs spécimens dans votre collection. De façon communément admise, le bouturage pourra s’effectuer dès que la plante s’érigera en liane et produira des rejets à sa base.   

 Néanmoins pour les plus vernis, qui ont la chance de célébrer l’union entre deux espèces du genre et ce, sous la haute bienveillance de dame Nature,  des semis pourront être envisagés.  

 Pour cela, disposez les graines à la surface d’un substrat composé de 50% de tourbe et 50% de vermiculite (pour le mélange Cf plus haut, à vous d’élaborer le votre en fonction des résultats observés, une germination dans de la sphaigne pure est possible aussi), le tout placé dans une boîte transparente (les boîtes à bonbon font très bien l’affaire) fermée afin d’obtenir une hygrométrie proche de 100%. Ensuite votre « incubateur », devra être placé près d’une source de lumière (naturelle ou artificielle), à 25°C et ce jusqu’à l’apparition des premières levées…qui peuvent prendre quelques mois à une année complète. Au fur et à mesure de la pousse, entrouvrez le couvercle progressivement, ceci afin de limiter le stress de la plante suite à une variation trop drastique de l’hygrométrie.  

  Ne vous découragez pas et n’abandonnez pas, même si votre première expérience de germination s’est soldée par un échec. La culture est une activité qui réclame persévérance et patience !

 Certains préconisent un traitement préventif des semences avec un fongicide, ceci afin de limiter le phénomène de « fonte des semis ». A vous de juger.

 Voilà en espérant que cet article vous aura éclairé et convaincu de tenter, vous aussi, votre chance.   

 

A bientôt.

  Baloovince.

 Biblio

http://www.rarexoticseeds.com 
wikipedia. 
Forum carnivore.
Fiche de culture Dionée.   

article nep sangui     article nep sangui 2 

gravure bota nep sangui



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43 lecture(s)
Les Papillons Blancs Bollwiller 2008
Transmis par jessclub le 14 octobre 2008 à 21:08:47 UTC
- Manifestations -
La grande fête Pommes Pommes Plantes et Papillons Blancs 2008 au Domaine Rosen de Bollwiller.

Nous voici une seconde fois à Bollwiller pour notre dernière exposition de l’année 2008. Comme l’année passé nous bénéficions d’une journée exceptionnelle au niveau de la météo avec un soleil et des températures dignes de l’été. L’association Les Papillons Blancs nous a accueilli vers les 9h00 pour une ouverture au grand public annoncée à 10h00.
A cette occasion, nous sommes venus avec plus de 500 kg de matériel d’exposition et je remercie vivement Laurent ou devrais-je dire Zendair qui m’a considérablement aidé pour l’installation du stand.



J’ai emporté un peu de corde pour suspendre la banderole de Rossolis avec laquelle notre très cher Zendair a un peu de mal. Il semble qu’il y a quelques nœuds



Notre stand est bien fourni en plantes carnivores, nettement plus que l’année précédente.



Laurent est un peu impressionné par la dimension de mon Sarracenia x stevensii. Il faut dire que la potée se trouve en mini serre ce qui la rend magnifique encore au mois d’octobre alors que la plupart des sarracenias que nous cultivons en extérieur sont déjà très abimés.



Il nous a cependant réservé aussi une petite surprise en emportant son terrarium de nepenthes. Les plantes sont magnifiques et plein de gros pièges.

 
Nepenthes ventricosa   -   Nepenthes singalana




En plus de son magnifique terrarium, Zendair a emporté comme prévu quelques pots d’in-vitro. On voit au premier coup d’œil qu’il obtient d’excellents résultats et ce sur plusieurs espèces. Drosera filiformis, Drosera rotundifolia mais aussi Dionaea muscipula

 

L’an dernier nous avions mis à l’honneur les Nepenthes et cette année nous avons choisi les Sarracenias. Voyez par vous-même le nombre de potées exposées.

 

 

Jacques, Laurent et Vincent présents simultanément sur le stand de Rossolis.
Nous avons tous apprécié la visite surprise de Vincent, notre trésorier 2008, qui est passé quelques heures sur le stand alors qu’il avait des impératifs dont il lui était impossible de se libérer.



Les organisateurs ont pensés aux plus petits avec l’organisation de tours du Domaine Rosen à dos d’âne. Une activité qui a beaucoup de succès auprès des plus jeunes.

 

Notons également la présence d’un concert de musique africaine qui a débuté en début d’après midi et s’est prolongé quasi jusqu’à la fin de la manifestation.



La manifestation accueille de nombreux exposants, nous reconnaissons tous les alvéoles des abeilles. Les alvéoles brillantes sont partiellement remplies de miel, un miel que le producteur invite les visiteurs à déguster sur son stand.

Un stand de pommes où le producteur présente de nombreuses variétés et propose une dégustation de jus de pommes pressées directement au stand et devant les yeux des spectateurs éblouis.




Nous sommes dans le milieu de l’après midi et de retour au stand de Rossolis c’est la cohue. Les visiteurs se bousculent pour découvrir les plantes carnivores et poser des questions.

 

Nous avons même pris soin de représenter les aquatiques avec Aldrovanda vesiculosa, Utricularia australis et Utricularia vulgaris.
Avec la fraicheur des dernières semaines, les utriculaires forment déjà leurs hibernacles, des petites boules brunes dans lesquelles la plante va se cacher pour passer l’hiver dans le fond des bassins.



Zendair expose un magnifique pot avec Utricularia livida. Quelques droseras colonisent la surface du pot.

Place à présent à quelques photos des plantes carnivores de notre stand :

 





 
 



Une petite créature s’aventure sur une Dionaea muscipula. C’est très risqué comme promenade !

 

Bien entendu l’inévitable est arrivé !
La petite créature n’a plus aucune chance de survie, le piège c’est refermé sur elle et va progressivement s’écraser pour devenir hermétique.

Gérald Bach


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128 lecture(s)
Nepenthes sanguinea Black Beauty
Transmis par baloovince le 13 octobre 2008 à 21:23:20 UTC
Nepenthes

Afin de vous faire partager mon quotidien avec mon « coup de folie » d’il y a quelques semaines (l’homme est faible que voulez vous !), je vais tenter de vous tenir informé régulièrement de l’évolution de ma nouvelle acquisition, photos à l’appui bien sûre, avec l’intention d’illustrer en « live » la culture de cette espèce assez tolérante.

Pourquoi « coup de folie » me direz vous ?

Vous pensez tout de suite que je me suis ruiné pour assouvir cette irrépressible pulsion d’achat végétal ? Et bien non, détrompez vous, la « bête » ne m’aura coûté qu’une douzaine d’euros avec un pot céramique en prime (bon là je sais, c’est pas le top pour du Nep).

Folie douce, tout simplement parce que je ne dispose pas d’installation type terrarium, pour conserver correctement ce genre remarquable de plantes carnivores. Et alors….halte aux préjugés, je compte bien faire la preuve ici, que la conservation et la culture de Nepenthes et à la portée de tout amateur, sans pour cela être obligé de se saigner à blanc ou d’endurer de longues périodes de privations !!! 

Sous réserve bien évidemment de leur fournir un minimum syndical vital (la lumière dans ce cas, si en plus il y a chaleur et humidité c’est jackpot !).

Après ne me faites pas dire que tout les nepenthes sont faciles, je ne suis pas expert dans ce domaine, mais il existe quand même bon nombre d’espèces assez capricieuses pour que le recours à un minimum de matériel soit justifié !

J’ai même lu un témoignage d’internaute qui cultivait avec succès cet hybride avec une hygrométrie à 60%, remarquable non ?!!!

Me concernant, je jette volontiers mon dévolu sur des espèces tolérantes et facilement adaptable à mes conditions de culture. En gros les différents hybrides proposés en masse dans les différentes jardineries, issus des immenses fermes horticoles hollandaises... Avant le prestige de l’étiquette, c’est déjà et avant tout l’esthétique générale de la plante que je considère !  Mais jugez plutôt :


                   

Concernant mes conditions de conservation, ce n’est pas le pied ! J’habite dans un petit appart, très mal éclairé (RDC), néanmoins la fenêtre de la cuisine me permet d’offrir un minimum de clarté à mes protégées (N. ventrata et Brigahmia insignis pour ne pas les citer). Pendant l’hivers je les garde dans ma cuisine mais l’été venu, je les envoi en exil dans le jardin parental, en compagnie des orchidées que je sors aussi à cette époque !

Mais revenons à l’objet de ma convoitise et de mon pêcher de gourmandise carnivore : un magnifique petit Nepenthes sanguinea « Black Beauty » d’une vingtaine de centimètres de diamètre et affichant 5 belles urnes d’un rouge-brun foncé, mouchetées par endroit de cette même couleur. Ceci est d’autant plus visible à l’intérieur des urnes. Les feuilles d’un vert éclatant, disposées en rosette, contrastent magnifiquement avec la coloration intense des urnes. 

                                          

Les ascidies paraissent disproportionnées par rapport aux feuilles qui les portent. La plus grande mesure 12 cm opercule inclus, et présente 2 petits ailerons sur sa face antérieure, hérissés de « poils ». On notera à mi hauteur de l’urne, un petit renflement, courant sur toute la circonférence de celle-ci. 

                                            

Le péristome rouge sombre est surmonté d’un opercule d’environ 3 cm de diamètre, et possède grossièrement une forme de goutte d’eau, ou de poire à base large et extrémité supérieure effilée. A la face postérieure de l’urne et au point d’intersection de l’opercule/péristome, naît un petit éperon de 5 mm, qui se divise rapidement en deux, mais on peut observer également, au même point d’origine, l’apparition d’une ébauche supplémentaire d’éperon. 

                                

C’est lors d’une de mes innombrables visites de prospection en jardinerie, où je suis tombé sur un arrivage récent de cette plante. Faites régulièrement le tour des points de vente près de chez vous, parfois il arrive que de surprenantes découvertes soient au rendez vous !

La plante porte en outre 4 urnes en cours de flétrissement. Le tout placé dans un pot en céramique blanc, l’ensemble pour une vingtaine d’Euros, mais avec la réduction accordée aux détenteurs de la carte de fidélité, je gagne 6 Euros….dans ces conditions inutile de se priver !!! Ni une, ni deux, voilà la plante dans mon panier….

Quand je pars en repérage, j’ai toujours sur moi (lors de la saison froide), un grand sachet plastique, afin d’emballer la plante avant sa sortie du magasin, ceci afin de lui éviter ou du moins de minimiser le stress dû à un changement brutal de température. Ceci est aussi valable pour tous vos achats de plantes exotiques en mauvaise période (orchidées notamment). 

Bien que la plante porte une affichette Nepenthes sanguinea « Black Beauty », l’étiquette magasin l’identifie comme…..je vous le donne en mille….Nepenthes alata !!!! 

                                           

Arf, les jardineries françaises et la nomenclature carnivore çà fait deux, un fois n’est pas coutume malheureusement….Donc soyez vigilant et n’hésitez pas à faire preuve d’esprit critique !!! 

                                              

Voilà, cet article sera mis à jour régulièrement afin de vous montrer l'évolution de mon nep. En attendant la suite des aventures de notre petit sanguinea, je vous invite à vous reporter à notre article plus généraliste concernant Nepenthes sanguinea.

A bientôt et bonne culture à tous !

                                                                                                                                  Baloovince







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102 lecture(s)
La tourbière de Frasnes 2008
Transmis par jessclub le 09 octobre 2008 à 21:37:02 UTC
- Sites naturels et jardins botaniques -
Un lieu presque magique bien connu par les amateurs de plantes carnivores pour la présence de Sarracenia purpurea.

Après un peu plus de 2 heures de voiture, notre périple commence en fait par le repas de midi. Vincent notre trésorier 2008 nous a sélectionné un restaurant accolé à une fromagerie. Celui-ci sert naturellement des repas régionaux dans un cadre très agréable. Nous profitons de cette très belle journée pour prendre place en terrasse.


Vincent et Laurent prennent un apéritif bien connu dans la région : l’absinthe, plus connue sous la dénomination de "fée verte". Son goût est légèrement anisé, avec des notes florales et épicées assez marquées. L’originalité de ce breuvage, tient en son rituel de préparation où l'on dilue ce spiritueux en faisant passer de l'eau glacée, au goutte à goutte, au travers d’un sucre, lui même supporté par une cuillère à absinthe.


Le repas fût excellent et roboratif. Voici par exemple mon assiette : fricassée de pommes de terre 
Ratte servie avec son accompagnement de charcuterie locale (dont la célèbre saucisse de Morteau),
et bien sûre la star fromagère du cru : l'Edel de Cléron, à peine sorti du four, et servi dans sa boîte traditionnelle fabriquée en bois de sapin....Présage d'un heureux poème gastronomique !

Après ce repas que nous avons tous apprécié, merci Vincent pour tes précieux conseils, nous arrivons sur le site de la tourbière de Frasnes. Celle-ci a été entièrement aménagée pour accueillir les visiteurs. Des pontons en bois et des panneaux permettent à tous de découvrir la tourbière, sa faune et sa flore. Nous suivons donc les pontons et nous arrêtons pour observer les plantes carnivores aux différentes étapes du parcours.


Un peu d’eau et nous observons naturellement Utricularia australis


Nous commençons notre visite par la partie la plus "sèche" et la plus ancienne de la tourbière, appelée tourbière bombée.
Drosera rotundifolia est omniprésent sur l’ensemble de la tourbière. L’espèce est clairsemée un peu partout et est de ce fait assez difficile à repérer pour un non initié. Des identifications permettent cependant à des visiteurs d’observer la plante a un emplacement identifié sur le parcours le long du ponton.



Afin de poursuivre notre visite nous devons à présent rejoindre l’autre côté de la tourbière pour pouvoir observer sa partie active. Plutôt que de revenir aux voitures et de faire le tour de la tourbière par la route, nous décidons d’emprunter les petits chemins de terre ou devrais je dire de tourbe. Bien que la journée fut magnifique et sèche l’humidité et très présente et m’oblige rapidement à changer de pneumatiques.


Après environ 20 minutes de marche « tous terrains » nous arrivons du coté de la partie active de la tourbière, là où nous allons pouvoir observer ce pourquoi nous sommes venus, les célèbres Sarracenia purpurea.

Cette plante carnivore originaire des USA a été implantée artificiellement dans la tourbière en 1885. Depuis elle s’est parfaitement acclimaté et se propage à tel point qu’elle forme à présent de gros massifs.
On peut se poser d’ailleurs la question de ce qui a motivé Emile Laroue à implanter cette espèce en Europe alors qu’on trouve des Sarracenias exclusivement dans le nouveau monde. Les risques d’intégrer une espèce nouvelle dans un écosystème aussi fragile qu’une tourbière sont bien connus, d’ailleurs on se rend bien compte que la plante n’as pas de prédateur dans le milieu, sa prolifération est telle que périodiquement des opérations de ramassages des jeunes pousses sont organisées pour éviter que l’espèce n’envahisse complètement son milieu.



Une chose est certaine, ce ne sont pas les amateurs de plantes carnivores qui vont se plaindre de la présence de Sarracenia purpurea en Europe, bien au contraire. Le lieu est devenu presque mythique, un lieu de pèlerinage pour nous autres passionnés. Au niveau local la présence de cette célèbre plante attire des touristes, les gros pieds mère sont conservés précieusement et les aménagements mis en place pour mettre en avant la présence des plantes. En quelques sorte la présence de Sarracenia purpurea sur la tourbière de Frasnes profite à tous.



Nous suivons le ponton qui nous conduit directement au cœur de la tourbière active.

 Une petite erreur sur le dessin ci-contre en ce qui concerne l'espèce illustrée, cela ne gène cependant en rien l'observation des plantes.


Il n’est naturellement pas possible de s’approcher des plantes, le sol n’est qu’un tapis de sphaigne qui recouvre l’eau du site. Marcher sur cette surface instable pourrait être fatal a quiconque. Nous profitons des objectifs et zooms des appareils photos pour nous approcher virtuellement des plantes.

 

Sur les conseils de Laurent, notre trésorier 2005-2007 nous nous rendons sur une prairie tourbeuse proche de la tourbière pour observer des Pinguiculas grandiflora. Celles ci sont difficilement détectables car complètement enchevêtrées dans les herbes.


Les Pinguiculas grandiflora sont déjà en fin de végétation et forment des hibernacles.

Nous observons quelques très beaux spécimens d'orchidées qui partagent la prairie tourbeuse avec les Pinguiculas grandiflora.

                                 Liparis                                                                Dactylorhiza

La journée se termine en nous devons songer à rentrer. Il y a encore plus de 2 heures de route à faire et c’est avec plein de belles images en tête et dans les appareils photo que nous prenons le chemin du retour. Cette sortie associative fût passionnante pour tous et nous envisageons naturellement de revenir un jour sur ce superbe site naturel.



Gérald Bach
Photos : jessclu
b, baloovince et Zendair


(Suite... | Score: 5)
158 lecture(s)
Le jardin botanique de Besançon 2008
Transmis par jessclub le 08 octobre 2008 à 22:28:03 UTC
- Sites naturels et jardins botaniques -
Sur les conseils de Vincent, nous avons profité de cette belle journée du 2 aout 2008 pour nous rendre au jardin botanique de Besançon. Ce jardin botanique est ouvert au grand public et abrite une collection de plantes carnivores.



Rapidement nous repérons les zones humides du jardin avec des aménagements de petits bassins de plantes aquatiques.



Avec un peu d’attention il est facile d’observer que Utricularia australis colonise plusieurs bassins. Cette plante carnivore aquatique est particulièrement prolifère, il est en revanche délicat de la prendre en photo de par les reflets en surface de l’eau, nous réalisons des essais macros le plus près possible de l’eau pour pouvoir observer les petits utricules de 1 mm qui constituent les pièges de la plante.




  

Au bout de l’allée nous observons une tentative de maîtrise de la propagation d’Utricularia australis. Un bac plastique qui concentre un grand nombre de plants.



Le jardin botanique a aménagé une tourbière extérieure pour reconstituer une collection de carnivores plutôt exceptionnelle.


On peut ainsi observer les espèces suivantes en se penchant un peu car ces espèces sont quand même de petites taille :

Drosera x obovata



Drosera rotundifolia



Drosera anglica

Chaque espèce est clairement identifiée par une plaquette.
Cet aménagement a été fait seulement l’an dernier et il n’y a au moment de notre visite que très peu de plants. A vrai dire une seule plante par espèce, c’est un peu juste mais les plantes sont toutefois belles et vont très certainement se répandre très vite dans un milieu visiblement très bien entretenu.



Nous approchons à présent de la serre des carnivores. Celle ci est très fournie en plantes mais malheureusement fermée au public. Même en ayant pris contact avec les responsables il ne nous a pas été possible d’accéder à l’intérieur de la serre, celle-ci étant fermée pour des raisons de sécurité. Néanmoins les responsables ont bon espoir d'annoncer prochainement sa réouverture au grand public . La serre est cependant disposée de sorte qu’une grande baie vitrée permette d’observer la belle collection de plantes sans pour autant pouvoir s’en approcher de près.

 

On observe de larges massifs de plantes carnivores les unes plus magnifiques que les autres. Une collection visiblement bien entretenue et qui a déjà quelques années car bien implantée dans le milieu.


 
Sarracenia psittacina   -   Sarracenia rubra


 
Darlingtonia californica   -   Sarracenia minor




  
Sarracenia leucophylla   -   Sarracenia x swaniana


Sarracenia flava    -   Sarracenia purpurea


Sarracenia alata   -   Pinguicula x weser


Sarrecenia purpurea

 
Darlingtonia californica   -   Brochinea reducta


Roridula gorgonia


Drosera hilaris

La serre regorge également de nepenthes enchevêtrés les uns dans les autres. On notera entre autre la présence d'énormes plants de Nepenthes alata et Nepenthes x ventrata





Nous profitons de cette belle journée pour faire le tour complet du jardin. Nous avons ainsi observé des jardins à thème comme celui des plantes médicinales ou encore celui des pelargoniums (géraniums) dont plusieurs variétés odorantes nous ont particulièrement impressionnés de par le grand nombre d'espèces représentées.



En approchant de la sortie du jardin botanique nous observons une dernière espèces très intéressante : le proboscidea. Nous connaissons pour la plupart Ibicella lutea qui a été reconnu comme plante carnivore. Probo est une espèce voisine très ressemblante, la différence se fait en général par les fleurs, celle d’Ibicella étant jaunes.

   

Nous quittons Besançon sur ce dernier cliché. Des petits parasites (pucerons) aux très belles couleurs mais que personne ne souhaite trouver sur ses plantes !



Gérald Bach
Photos : jessclu
b, baloovince et Zendair


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Travaux pratiques: Réalisatio